Expos photos 2008/2009

Gregory Crewdson " Sous la surface des roses" à la Galerie Templon
De très belles photographies, grand format avec une mise en scène qui rappelle des scènes de films noirs ou d'horreur. Ces photographies sont très composées et incluent dans une même image,
différents plans, laissant au spectateur un temps pour tout appréhender et mettre de la narration dessus.
Les personnages inquiétants et les lieux déshumanisés nous renvoient à nos peurs et à notre solitude.
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Cécile Hartmann "Mirages à demeure " au Centre photographique de Pontault Combault.
Le Centre photographie est un lieu assez serein et lumineux.
L'exposition de Cécile Hartmann est assez décevante, peu de photographies exposées ( un visiteur les a même comptées, incrédule).
On comprend mal le propos de la photographe. Les cadrages semblent souvent aléatoires.
Quelques photographies m'ont intéressées par le parallèle établi entre passé et présent, ancien et moderne.
J'ai trouvé l'ensemble froid, manquant de générosité.
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Walker Evans
Henri Cartier-Bresson et Walker Evans " Photographier l'Amérique" à la Fondation Cartier-Bresson
C'était une exposition de photographies en noir et blanc sur l'Amérique des années 30-50. La vision assez crue de la pauvreté, du désespoir et de la solitude d'une certaine partie du peuple
américain est poignante.
Des photographies de Walker Evans, pourtant souvent assez classiques, dégagent une authenticité qui touche. C'est l'humain qui l'intéresse.
Ce qui m'a beaucoup frappé c'est l'éxiguïté et l'insalubrité de certains logements.
Henri Cartier-Bresson a une photographie plus artistique, plus poétique.
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Objectivités, la photographie à Düsseldorf au Musée d'Art Moderne de la ville de Paris.
"Cette exposition propose un panorama de la photographie à Düsseldorf des années 1960 à nos jours, réunissant des professeurs et des élèves de la fameuse Kunstakademie" dixit le
dépliant.
C'est la plus belle exposition de photographies que j'ai vu cette année. D'abord parce qu'elle faisait écho à ce que j'apprenais à ce moment-là à la fac Saint Charles, en cours de photo, et
ensuite parce qu'elle m'a permis de réaliser toutes les posibilités créatrices et plastiques de la photographie. De partir des maîtres et d'observer le travail des élèves est passionnant, on sent
à la fois l'héritage de photographes comme les Becher (séries, choix du noir et blanc, choix des sujets: des friches industrielles abandonnées) et l'émancipation artistique de chacun.
Certains photographes m'ont impressionnés :
* Andréas Gursky par la confrontation entre l'homme (tout petit) et la nature indomptable, imprévisible et grandiose.
* Ursula Schulz-Dornburg avec la série d'abribus russes délabrés, témoins d'une gloire passée, plantés dans des "no man's land" d'Arménie. Et malgré cela, des gens attendent un
hypothétique bus. Ces photographies en noir et blanc sont poignantes.
*Des photographes très picturaux comme Thomas Struth et Elger Esser.

Elger Esser

Ursula
Schulz-Dornburg
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Martin Parr " Planète Parr" au Jeu de Paume
Martin Parr a l'art d'épingler nos travers, nos ridicules et notre instinct grégaire sans pour autant être méprisant. Il s'inclut dans cette foule humaine et nous fait rire en pointant de
l'oeil, le détail qui tue. Il photographie des groupes humains, les touristes, les prolétaires anglais...Là il s'agit de "nouveaux riches" sûrs d'eux, gonflés d'arrogance face au pouvoir que
représente l'argent. Ils possèdent tous les objets de luxe et se permettent tous les excès. Mais tout celà semble fragile et vain sous l'oeil de Martin Parr, les habits ressemblent à des
déguisements, les femmes ont des poses outrées, les peaux sont ridées, trop maquillées. Les prises de vue du photographe sont très surprenantes de prime abord, on pense presque que la
photographie est ratée ou mal cadrée. Mais en y regardant bien, ce sont les détails que Parr met en relief, détails qui donnent le sens à toute la photographie.
C'est une vision critique et amusée de notre pauvre condition humaine.
Il aime mettre en avant le mauvais goût, le kitsch.
J'adore.
A l'extérieur du musée la série sur le tourisme de masse est très amusante.
