Les chroniques de Feather

Publié le par Feather

La course spirituelle


Afin d'échapper aux affres naissantes de ce 21ème siècle, aux remous médiatiques, et autres emmerdements, tu décides de t'offrir un peu de spiritualité en te réfugiant chez "Nature et Découverte", dernier havre de paix dans un monde de brutes.
ça tombe bien, c'est l'anniversaire de ta fille ou de ta nièce, qui aime plus que tout se balader toute nue ( ce n'est pas de famille), alors "Nature et Découverte" c'est pile poil l'endroit rêvé pour un cadeau qui va lui élever l'âme.
A peine franchie le seuil de ce temple, ta spiritualité longtemps enfouie se réveille.
D'abord tu communies immédiatement avec la nature comme le faisaient les indiens par une bande son de pépiements d'oiseaux du plus bel effet " Mais oui...bonjour à vous les oiseaux" suivi de près par le murmure d'une cascade " Et salut aussi l'eau !" et par un " C'est combien ça Roger, c'est pour la dame !" qui te comble " ô bonjour frères humains!"
Bref, tu es en parfaite empathie avec le lieu et tu sens déjà que ça décolle sous ta chevelure.
Et puis voilà le temps de la découverte...une petite fontaine qui fume et qui ravit deux amoureux, tu y passes la main, ça te brûle mais tu devines le message de bien être qui s'en dégage, assainissons notre vie, soyons purs, absorbons les odeurs. Un peu plus loin se mêlent les points cruciaux des pieds, les boules anti-stress, les laits corporels et les jumelles (erreur de rayon ?) c'est cela, après l'ambiance, le corps, ton corps est ton ami, fais y gaffe. Dans un bon corps, ton âme sera pure c'est certain.
Là tu es près pour le grand voyage, les voies sont multiples, le message de Bouddha, la posture du lotus, la chiromancie, le tarot des anges, le jardinage voire le montage en kit d'un planeur. Bref, tout pour élever ton esprit.
Tu débouches dans le rayon "tous les peuples du monde", ces visages de la Terre qui te sourient, te tendent la main, ton coeur déborde d'amour pour le genre humain, la fraternité.
Et là, tu vois le cadeau qu'il te faut offrir, une boîte où on fait pousser des plantes. C'est bien ça, la nature, la cycle de la vie, la Terre Mère. Tu prends la boîte et tu pars comme porté par un nuage.

La caissière est formelle, il faut payer d'abord ! Ah? mais ma soeur, dans ce monde d'amour et d'élévation, ne nous abaissons pas à marchander, qu'est ce que l'argent quand nos survolons le cosmos ? Hein?

Bon,tu as payé, la caissière était fille unique !
Et tu as perdu la foi,d'un coup, comme ça, après tout ce chemin parcouru dans la boutique de la vie.

Mince, quelqu'un a dit " Aimons nous les uns les autres", ben il ne devait pas faire ses courses le samedi après-midi celui-là.


                  




Des passionnés dans un salon, c'est bon.

 

Bien sûr, au début tu vas râler, protester, contester. Il t'apprend qu'Il a invité ses copains à regarder le match de foot à la maison samedi soir, alors que tu avais déjà en tête de nombreuses idées d'activités et galipettes culturelles à deux. Le sacro saint samedi soir en plus...
Mais détends-toi, je vais essayer de te faire toucher du doigt, tous les bienfaits que tu peux retirer d'une telle soirée. Et après cela, c'est toi qui guetteras fébrilement le programme télé, avide de rencontres en short.

Préparation physique : aucune, et ça c'est reposant. Tu peux traînailler en vieilles guenilles, en slip de Jane ou mettre des moufles aux pieds, arborer une coiffure préhistorique et une mine post-réveil, aucun des copains en question ne te fera de remarques désobligeantes... parce qu'ils ne te verront pas, absorbés qu'ils seront par leurs rituels : versage de boisson, levage de coude, vidage de boisson, versage de boisson, levage de coude...et ainsi de suite, sans se lasser, faisant travailler les biceps des bras et le décapsulage de la bouche, l'oeil happé par la lucarne.

Présence intellectuelle : aucune, et ça c'est bon. Tu peux te taire toute la soirée sans que personne ne te soupçonne de faire la tête ou pire, d'avoir un cerveau plein d'air, tu peux te lancer dans une série de blagues pourries et en rire toute seule, oser des énormités " PSG, c'est nul ! ", et même en profiter pour annoncer de mauvaises nouvelles " J'ai fait flamber la carte bleue et perdu le chéquier" ou de bonnes " chérie, j'ai un amant", et tu verras que la réaction sera positive et même enthousiaste " mais oui c'est bien...allez ouiiiiiiiii, vas-y tirrrrrrrrrrrre ! "

Soirée culturelle: Et oui, pour cela, tu t'installes confortablement face aux copains et le spectacle commence au coup de sifflet. Tu assistes alors à une représentation mêlant l'expressionnisme allemand et la technique de jeu " actor's studio". Un régal. C'est varié et très surprenant.
D'abord une décontraction feinte de l'ensemble des acteurs sur le canapé, puis tout s'accélère, les mines sont tendues, les bouches entre ouvertes, les corps en suspens, avec des mouvements d'ensemble bien coordonnés, des stations debout avec des visages effrayés, des relâchements soudains, sourires au lèvres. Mais le plus beau reste, la folie qui s'empare des acteurs en plein drame passionnel .Alors là, on assiste à une hystérie collective, des sauts de kangourous dans le salon, des rites d'accouplement, des dialogues fameux, des "yes!"  , des "buts !" qui fusent de partout et quelque fois une bande son a capella du plus bel effet. N'oublie pas d'applaudir en fin de représentation, même si il n'y a pas de happy end.

Soirée instructive : Si, si...tu vas te rendre compte que tous les copains de ton copain ont une deuxième activité professionnelle : entraîneur de foot et une sacrée propension à hurler et donner des ordres. Et là, tu seras fière de côtoyer des hommes si sûrs d'eux, aux connaissances footballistiques impeccables.
Tu peux même tenter une approche d'élève appliquée: " quelqu'un peut m'expliquer le hors jeu?" et là, tu repartiras avec douze croquis et vingt interprétations sans avoir rien compris, mais c'est si bon d'avoir plein de garçons passionnés comme professeurs.( Ne joue pas avec ta vie, fais ça pendant la mi-temps.)

Te voilà plus détendue, je le sens et tu peux même lui proposer une fois les copains partis de fêter la victoire. Enfin, ça c'est toi qui vois...





Le partage du butin


Le vent souffle sur la moquette poudreuse, le silence suinte goutte à goutte, la chaleur intenable nous pétrifie, les voisins effrayés ont fermé boutique, la porte du saloon baille et tressaute, l'abreuvoir frémit, un cheval flippe.

On est face à face.

Lui a opté pour le poncho à franges relevé sur l'épaule ( crâneur va!), le ceinturon bien en évidence, munitions au complet.
Moi ce sera jeans serré ( y avait des promos chez H et M), bottes à bouts tranchants et sourire en coin aiguisé.

ouin ouin ouinnnnnnnn ouin....

Cow-boys urbains du grand ouest, yeux dans les yeux, suspendus un temps dans le cosmos, on se jauge, on s'évalue, on se redoute.
J'écrase une goutte de peur qui s'insinue sur ma joue, il allume un cigarillo et réussit une tête de mort avec la fumée, par le nez en plus.
Je le sens mal ce duel.

C'est parti.

Lui, jambes écartées, main sur le colt : "Je te laisse les disques de Bowie, mais je garde les Stones...sauf Ziggy Stardust...j'y tiens"

Moi, jambes agacées, chapeau de côté : " Alors là, tu rêves...tu prends tout ce que tu veux, mais je garde Ziggy!"

Lui, langue sortit du fourreau, en rafales: "C'est toi qui rêve ma pauvre...tiens voilà ce que j'en fait de ton disque"
Cible jetée en l'air. Pan! un trou. Juste sur les sillons de Starman, ma chanson préférée!
Moi, la bave aux lèvres, j'attrape le premier album des Stones qui me tombe sous la main, et fait courir un ongle vengeur sur la face lustrée de la plage 1 à 12, rayé, voilà!

Les disques volent et explosent, le bruit est assourdissant, les plaies commencent à rougir,nous vacillons.

C'est fini.

Lui repart avec un puzzle de bouts de Stones, des éclats de pochettes de Ziggy dans les cheveux en grinçant "i m a poor lomesome cow-boy..."

Nos points communs gisent au sol, désarticulés.
Le silence revient sur la pointe des pieds, consterné.

Il reste encore tous les bouquins à se partager, et là on se le fera façon " voyage au bout de l'enfer".
Je prépare mon kit de survie.




Tu montes dans ma voiture ?

 

 

Madame Irma, Jacqueline, grande penseuse de la tête est formelle, quand on veut conduire sa vie, on passe le permis.50 euros. Bon courage !

On se retrouve alors coincée sur un siège en plastique, entre deux Lorie gloussantes, une feuille avec des a b c d, un vieux projecteur mal calé, et une furieuse envie de lifting, trop tard ! La série du code commence, affûtons le stylo, s'agirait pas non plus de se couvrir de ridicule.

"Vous conduisez une voiture (on peut choisir la couleur?), vous devez vous mettre en situation ( y a pas de ceinture sur la chaise !) et répondre aux questions. Bon courage ! Décidemment c'est un leitmotiv.

Question 1 : Cette vieille femme traverse en dehors des passages protégés.
a- Vous vous arrêtez, descendez de la voiture pour l'aider à accélérer, faites un coucou convivial et plein d'entrain aux autres automobilistes et remontez en sifflotant.
b- Vous passez quand même, tant pis la mamie.
c- Vous mettez les anti-brouillards.
d-Vous klaxonner cette mamie imprudente.
1 seconde...Alors réfléchissons...bon je ne klaxonne pas, c'est interdit, si je m'arrête pour l'aider c'est civique ça...mais dois-je pour autant mettre mes anti-brouillards ? Allez a et c
Réponse :" Ce panneau jaune à droite montre que vous êtes sur une route prioritaire, vous avez donc la priorité, réponse b"
Et zut ! Et quid des anti-brouillards ?

Question 2 : Sachant que vous roulez à 95,5 km/h, qu'il pleut, que vous êtes à 4,45 mètres de la voiture de devant, aurez-vous la distance nécessaire pour freiner?
a- Ben oui bien sûr
b- Ca va pas la tête !
c- Tout dépend de ce qui passe à la radio.
d-Vous devez sortir la calculette.
1seconde...bon, je n'en sais rien, je crois que je m'arrêterais sur la bande d'arrêt d'urgence, le temps de faire mes calculs et de griller une cigarette. Parce que...quand même c'est dangereux de freiner en écoutant la radio, non?
Réponse : "Il est interdit de fumer sur la bande d'arrêt d'urgence, réponse e, c'était un piège, niak niak"
Ah oui? C'est la guerre alors?

Question 3:"Titulaire du permis B depuis 3 mois, vous êtes arrêtée en état d'ébriété"
a-Vous perdez 45 points
b-Vous perdez les pédales mais gardez la voiture.
c-Vous perdez la voiture mais gardez le sourire.
d-Vous perdez le permis et l'envie de rire.
Réponse e !!!! Je suis très très énervée, je ne souffle pas dans le ballon, je prends l'autoroute à contresens, j'écrase tout le monde et hop ! je coche toutes les cases de votre foutu papier que je boulette rageusement et re hop ! Panier!

Je vais retrouver mon RER, celui dans lequel je peux lire des livres sans avoir à calculer la distance qui me sépare de la vieille mamie d'en face,.

Conduire sa vie...oui, c'est permis.
Mais faut pas trop me chercher quand même.



Un poème d'amour ? Et puis quoi encore ?


Le gars était formel " La femme idéale est sensible, romantique et évanescente" et d'ajouter, mais ça il semblait moins sûr " et si je la trouve, nous écouterons ensemble le tic tac de la pendule dans une maison au fin fond du Cotentin".
Passé le moment de perplexité (il est dépressif ?), je me suis dit... il a peut être raison, laissons-nous aller, montrons quelle grande sensible nous sommes, écrivons notre poème d'Amour, éclaboussons de notre sensibilité la grisaille du monde...
C'est vrai quoi, merde, un peu de poésie.

Allez,
- papier
- crayon
- gomme
- romantisme...heu...Les feuilles des arbres pleurent mon désespoir et
emporte mes désillusions dans le vent...bon, ça c'est fait.
- évanescence...heu...ah, oh, hum...Boum? Bon pas encore au point,
je vais m'entraîner.

"Mon poème d'amour à moi".....
.......... (réflexion)

Maman! Tu sais quoi j'ai marqué un super but ce midi, attends je te montre, alors je me tenais là, je dribble, je lobe, je tire et butttttttttttt!!! Tu veux revoir l'action au ralenti ?

Non, mon chéri, ça ira, pas de prolongation, c'est bien, allez, si tu es sage, je t'achèterai une raquette.

Mais maman, c'est du foot !

Oui ben tu auras une balle avec...allez maintenant laisse-moi tranquille, parce que là je suis en pleine évanescence.
Reprenons.

"Mon poème d'amour à moi "
Nous serons tels 11 joueurs de l'amour
Et notre coeur uni dribblera le jour
Nous nous vautrerons dans les filets
Sourds au coup de sifflet..........pfff!

Maman!!! Regarde j'ai trouvé une petite araignée! J'en fait quoi ?

Je ne sais pas ma chérie, tricote-lui un chandail, mets-lui un short brillant et inscris-la à la Star Ac'.

Pfff! N'importe quoi...non, je vais lui faire des tresses et la maquiller.

Ben voilà, super...allez maintenant laisse moi tranquille parce que là j'ai l'évanescence au top.
Reprenons.

"Mon poème d'amour à moi"
Avec nos 8 pattes nous tisserons l'amour
Et notre coeur gobera le jour
Nous nous vautrerons dans la toile
Englués par les poils....pfff!

Feather !! Tu fais quoi ?

Chut ! Je deviens idéale, romantique et sensible.

Tout ça en un seul jour ?

Et oui! J'écris Mon poème d'amour à moi, tu vois pas comme je suis évanescente, là, d'un coup ?

Hum...Et ça va te servir à quoi ?

Ben je ne sais pas...peut être si un jour j'ai envie d'aller dans le Cotentin...

Ah, oui, bien sûr...

Bon allez zou, j'abandonne, des poètes chevelus à cheval sur des rochers ont déjà tout pris, les mots, les formules...et puis eux, ils n'avaient que ça à faire.
De toute façon, on est sensible nous les femmes, on pleure devant les feuilletons débiles, ça prouve non?

Test : quel homme préhistorique serais-tu ?

 

Tu aimes te connaître, savoir où tu vas, qui tu es, ce que tu fais encore là devant ton ordinateur (non, pour ça il n'y aura pas de réponse), enfin tu cherches, tu te cherches, on te cherche aussi parfois...bref, tu ne rechignes pas à t'introspecter régulièrement et c'est bon...

Alors ce petit test est pour toi, tu en sortiras certainement grandi (tu peux le faire debout d'ailleurs) voire transformé (Hé! c'est scientifique comme test). Si tu es une femme, tu peux également faire ce test, tu devras juste laisser pousser tes poils, et décapsuler une bière avec tes dents, fastoche quoi.

Quel homme préhistorique serais-tu ?

Tu te lèves le matin :
1- Tu grognes devant ton café, tu ne prononces pas un mot audible.
2- Tu cherches à quatre pattes tes chaussons en poil de tigre sabre.
3- Tu sors tailler un silex pour allumer la gazinière et sculpter des mottes de beurre pour les tartines.

Tu pars au boulot :
1-Tu grognes parce que tu ne retrouves pas ton « mammouth sac » et que tu es à la bourre.
2-Tu cherches à quatre pattes ce fichu fer à repasser dans un coin sombre du « placard grotte ».
3-Tu ornes ton costume d'un éblouissant collier de pigeons morts que tu viens de dégommer à la sagaie.

Tu es en réunion :
1-Tu grognes, tu ne sais pas trop pourquoi...une habitude prise dès le réveil.
2-Tu cherches à quatre pattes le stylo de la jeune stagiaire dont les bas en poils de fouine perturbent ton organisation mentale.
3-Tu es brillant, ton cerveau a grossi d'un coup, les autres t'applaudissent et de joie, tu te mets à dessiner sur les murs au Stabilo.

Tu retrouves ta femme le soir :
1-Tu grognes, le frigo est vide, va falloir encore migrer dans le grand nord de Picard surgelé.
2-Tu cherches à quatre pattes...mais qu'est ce que tu cherches donc comme ça ? te demande-t-elle.
3-Tu fabriques des couverts et des assiettes en os et ta femme, ravie, te dit que vraiment "tu es cromignon" comme gars.

Fais tes totos (et pas la tête, s'il te plaît)

Maximum de 1 : Tu es un " homo habilis" bien sympa mais un peu grognon. Un peu d'allant, de sorties dans les grottes à la mode ou la visite chez un orthophoniste auront raison de cette difficulté de communication. Courage!

Maximum de 2: Il va falloir songer à te redresser un peu, on ne peut pas vivre comme ça, courbé, tu n'es plus un australopithèque que diantre, allez lève toi et marche!

Maximum de 3: Bravo ! Tu as passé avec brio tous les stades de l'évolution, d'habilis à érectus, de sapiens à sapiens sapiens, fais attention tout de même à ne pas prendre le gros cerveau, tu ne rentrerais plus dans tes bonnets poilus.

Heu...Appelez moi Lucy, je descends du singe.



 

 

Ma maîtresse de 5 à 7 : éloge...

La maîtresse d'école... ou des colles, celles qui sont en bâton, jaunes, avec une onomatopée dessus comme un petit rire étouffé, ou celles qui sentaient la noisette,blanches, en pot avec la mini spatule (même qu'on s'en mettait plein les doigts) et qui avait un nom égyptien ou celles encore, qui nous permettaient un petit shoot discret, transparentes, liquides et gluantes, idéales pour le malaxage des petites boulettes , tu te souviens?

-"Bon vous écoutez un peu au fond!"

La maîtresse d'école... après le père, la mère, sorte de saint esprit ( je n'ai pas dit non plus qu'elle était toujours saine d'esprit)

La maîtresse d'école, le costume....elle porte des lunettes, il faut le savoir, c'est vendu avec la formation, elle a une jupe droite qui découvre un mollet altier et bien musclé, vu que quand même c'est une marathonienne, des chaussures plates et passe-partout qui lui permettent d'enchaîner un roulé-boulé sur le tapis en sport et une grimpette inopinée sur un tabouret pour déclamer du La Fontaine, un haut au choix parce que... quand même, les cheveux relevés, non par coquetterie ou aspect pratique mais par défense légitime contre les attaques surprises des poux.

La maîtresse d'école...c'est un cow boy! Elle se tient dos à ses élèves, les pieds écartés, bien plantée, et en une rotation ultra rapide elle peut fusiller du regard ou du mot le bavard ou le dormeur, Pan ! la même rotation en sens inverse, et ceci plusieurs fois de suite sans reprendre de munitions.Trop forte! Elle peut également dégainer des craies, mais en cas d'ultime danger.

La maîtresse d'école...a du boulot! En plus d'apprendre des trucs super importants, elle doit savoir faire les lacets qui ont traînés dans la boue, règler des bagarres même quand on sait jamais qui a commencé, se tenir au courant des films d'horreur ou des matchs de foot qui finissent tard la veille à la télé et adapter ses exigences en fonction, recevoir des parents le soir alors qu'elle aimerait bien se faire une cigarette peinarde, se coltiner des collègues qui "en ont marre tu comprends" et se geler dehors à la récré sans même pouvoir faire une partie de marelle.

La maîtresse d'école...a des compensations. Elle est toujours belle même quand elle est moche, elle a toujours raison même quand elle a tort, elle peut même fluoter ses vacances bien en avance sur son agenda en rêvant d'une petite manif.

Gloire à tous mes condisciples, hommes et femmes de l'ombre.
Votre passion et votre amour pour le genre humain vous honorent.



 

 

 

 

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